Il existe des entreprises discrètes, mais qui redessinent profondément les contours de leur secteur. Jetfly en fait partie. Depuis 25 ans, cette société luxembourgeoise révolutionne l’aviation privée en Europe avec un modèle de propriété partagée particulièrement innovant, alliant performance, agilité et durabilité. Une aviation moins perçue comme un luxe ostentatoire que comme une réponse concrète aux enjeux de mobilité des chefs d’entreprise et dirigeants européens.
Aujourd’hui, Jetfly emploie 400 personnes, opère plus de 40 appareils et représente 60 % du marché de l’aviation privée en propriété partagée sur le continent. La société propose à ses clients d’acquérir une fraction d’un avion Pilatus – divisé en 1/16e et à partir de 15 ou 35h de vol par an et à une disponibilité garantie sous 24 heures seulement (préavis très court) de leur appareil, partout en Europe. Ce modèle permet de mutualiser les coûts d’achat et d’exploitation, d’optimiser les ressources, tout en garantissant une souplesse maximale.
Une aviation sans base, mobile, écologique
Contrairement aux compagnies classiques, Jetfly n’impose pas à ses avions de revenir à une base fixe. Les appareils restent là où ils ont déposé leur dernier passager, évitant ainsi des trajets à vide énergivores et inutiles. « Le meilleur vol, c’est celui qu’on ne fait pas », explique-t-on chez Jetfly. Résultat : moins d’émissions de CO₂, moins de coûts opérationnels… et des clients mieux servis. Cette stratégie est aussi soutenue par la mise à disposition gratuite des “empty legs” – les vols à vide – via une application dédiée, une offre perçue comme un vrai plus par les clients.
Jetfly est également l’une des rares sociétés à s’être engagée dès avril 2025 dans un programme de transition énergétique en introduisant du carburant d’aviation durable (SAF – Sustainable Aviation Fuel) sur l’ensemble de sa flotte. Ce carburant, produit à partir de matières premières renouvelables, permet de réduire jusqu’à 90 % les émissions de CO₂ sur l’ensemble du cycle de vie. Si son coût reste 3 à 4 fois plus élevé que celui du kérosène classique, Jetfly assume ce surcoût pour proposer une aviation d’affaires compatible avec les exigences climatiques de demain.
Un groupe intégré et tourné vers l’humain
Derrière Jetfly, il y a une vision industrielle très structurée. Le groupe regroupe plusieurs entités complémentaires :
• Fly 7, offre aux propriétaires une gestion complète de leurs avions (équipage, maintenance, opérations de vol, formation et comptabilité) et la possibilité de mettre leur appareil en location auprès de tiers.
• Captain Jet, application de courtage d’avion à la demande pour les clients volants de façon ponctuelle, pour des vols long courriers ou une capacité d’accueil plus grande.
• My Little Plane, qui accompagne les acheteurs et vendeurs d’avions dans toutes les étapes de la transaction ;
• Fly 7 Training, centre de formation interne agréé par Pilatus avec 22 instructeurs et simulateur ;
• Jetfly Technik, une équipe de 35 ingénieurs pour l’entretien complet de la flotte.
Jetfly est aussi un acteur atypique dans son approche RH : 21 % de ses pilotes sont des femmes – trois fois plus que la moyenne du secteur. Les 250 pilotes du groupe (dont 200 basés à Luxembourg) sont formés en interne et totalisent en moyenne plus de 5 000 heures de vol. L’accent est mis sur la sécurité, avec un département dédié, une culture exigeante et une proximité constante avec les clients.
Un modèle en pleine expansion
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 5 nouveaux avions livrés chaque année, tous vendus avant même leur arrivée. Environ 50 nouveaux propriétaires rejoignent le programme Jetfly chaque année. L’expérience commence souvent par l’achat d’une petite part, puis s’élargit en fonction des besoins – professionnels ou personnels – des clients. L’engagement moyen dure de 5 à 10 ans. Ce sont généralement des dirigeants ou entrepreneurs à la tête de plusieurs sites d’exploitation en Europe, qui ont besoin de flexibilité pour se rendre là où les lignes régulières ne vont pas ou trop lentement. Le gain de temps, c’est leur moteur. Le luxe, une simple conséquence.
Et la croissance ne s’arrête pas là. Depuis 2025, Jetfly développe une stratégie de couverture internationale, notamment avec un partenaire américain, pour accompagner les clients dans leurs besoins transatlantiques. Tout en conservant son ADN européen et sa base logistique à Luxembourg, la société vise de nouveaux territoires d’opportunité.
Un bouche-à-oreille en guise de marketing
Peu de publicité, dans des magazines lifestyle, luxe ou d’art par exemple. Et pour cause : dans cette niche ultra sélective, c’est la satisfaction client qui fait office de levier commercial. « Ce sont nos clients qui nous amènent d’autres clients », confie l’équipe. Le bouche-à-oreille est roi. Parce qu’il ne suffit pas d’avoir les moyens – il faut aussi avoir le besoin. Une entreprise avec plusieurs sites en province, loin des hubs aériens, comprendra vite l’intérêt d’un vol direct de 45 minutes, sans escale ni perte de temps, à bord d’un appareil confortable et fiable.
Dans un monde où le temps devient un capital précieux, Jetfly offre une aviation privée qui a du sens : respectueuse de l’environnement, centrée sur l’usage, et portée par des valeurs humaines fortes. Un modèle d’avenir, né à Luxembourg, et promis à un rayonnement bien plus large.
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