Un nouveau chapitre s’ouvre pour les droits des femmes au Luxembourg. Le mardi 3 mars 2026, la Chambre des députés a approuvé l’inscription de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution.
Après la France, le Luxembourg pourrait bientôt devenir le deuxième pays à intégrer la liberté de recourir à l’IVG dans la Constitution. Quarante-huit députés ont voté en faveur de la révision de l’article 15, paragraphe 3, six s’y sont opposés et deux se sont abstenus. La Chambre a ainsi adopté mardi, à la majorité des deux tiers requise, l’inscription de la liberté de recourir à une interruption volontaire de grossesse dans la Constitution.
La liberté d’avorter dans la Constitution
Déposée en mai 2024 par le député Marc Baum, la proposition de modification de l’article 15, paragraphe 3, devrait être complétée par : « La liberté d’avoir recours à l’interruption volontaire de grossesse est garantie. La loi détermine les conditions dans lesquelles s’exerce cette liberté. »
Le Planning Familial salue ce vote historique, qui “porte la voix de celles qui, dans les années 1970, ont osé parler quand la loi punissait.” Il ajoute : “C’est inscrire dans notre Constitution une évidence : le corps des femmes leur appartient.“
Rappelons toutefois qu’il ne s’agit que d’une première étape pour que l’IVG soit, une bonne fois pour toutes, portée au plus haut niveau juridique. Conformément à la loi luxembourgeoise, un second vote est prévu dans trois mois et devra également recueillir une majorité des deux tiers.
Photo de couverture : Unsplash



