Pionnière de l’esthétique au Luxembourg, Françoise a fait d’Urban Beauty, au City Concorde, bien plus qu’un institut : un havre de paix où se rencontrent innovation, intuition et art de vivre. Rencontre avec une femme guidée par la passion, l’exigence et une vision rare de la beauté authentique.
Rédaction : Maria Pietrangeli
Comment est née l’aventure Urban Beauty ?
Avant Urban Beauty, il y avait l’Institut Françoise, ouvert en 1974 à Arlon. Un jour, M. Bram, qui préparait l’ouverture du City Concorde, cherchait une esthéticienne expérimentée pour y installer un institut de beauté. Mes collègues luxembourgeoises avaient déjà leur propre établissement, il s’est donc tourné vers moi. J’avais plus de 20 ans de métier et 40 ans tout juste : l’âge des nouveaux défis. J’ai accepté et ouvert le premier Institut Françoise au rez-de-chaussée du City Concorde. Ce fut une belle aventure menée avec un homme curieux, passionné et visionnaire dans sa façon de concevoir la beauté. Puis, en 2017, lorsque le City Concorde s’est agrandi, j’ai eu l’opportunité de repenser entièrement le concept. En arrivant au premier étage, j’ai voulu créer non plus un simple institut, mais une retraite urbaine : un lieu de ressourcement, doux, apaisé, presque en retrait du monde. Un espace féminin dans l’âme, mais ouvert à tous.
J’ai voulu créer non plus un simple institut, mais une retraite urbaine : un lieu de ressourcement, doux, apaisé, presque en retrait du monde. Un espace féminin dans l’âme, mais ouvert à tous.
Françoise Clément
Vous êtes connue pour votre goût des innovations. Qu’est-ce qui guide vos choix ?
Je crois avoir beaucoup de chance : j’ai une intuition très vive. Je ressens assez vite ce qui va compter demain. J’aime profondément mon métier et j’ai besoin d’apporter sans cesse quelque chose de nouveau. Avec le temps, j’ai noué des liens solides avec des fabricants et ingénieurs qui imaginent des technologies inspirées de la médecine. Je ne suis pas conservatrice : l’esthétique évolue sans arrêt, et j’aime avancer. Mais je tiens à une chose : la non-invasivité. Je veux offrir des alternatives efficaces à la chirurgie. La beauté peut se sublimer sans aiguille ni bistouri.
Quels ont été les moments forts et les obstacles de la création d’Urban Beauty ?
L’ouverture fut un véritable défi. Passer de 150 à 500 m², c’est repenser toute une organisation : la circulation, l’accueil, la disposition des cabines. Et à peine installés, le Covid est arrivé. Trois mois de fermeture, une clientèle inquiète… Mais aujourd’hui, tout cela a porté ses fruits. L’espace est harmonieux, paisible, lumineux. Chaque cabine est un cocon, chaque soin une parenthèse. L’espace, c’est un luxe. Un luxe que nous offrons à nos clients, et qui change tout.
Pourquoi avoir ajouté une parfumerie de niche ?
Parce que le parfum fait partie intégrante de la beauté. J’en ai toujours proposé, même à Arlon. D’abord les grandes maisons, puis des créateurs indépendants. J’aime parler de parfumerie d’auteur. Ce volet olfactif équilibre le côté très technique de mon métier. Le parfum, c’est l’émotion, la poésie. Il raconte des histoires. Et aujourd’hui, il existe une véritable communauté d’amateurs passionnés, qui connaît les matières, les accords, les créateurs. J’aime leur offrir un espace de découverte sans mélange d’odeurs, où chaque fragrance peut s’exprimer pleinement.
Quelles valeurs portez-vous à travers votre travail ?
Pour moi, la beauté, c’est un rayonnement. Elle ne répond pas à des critères physiques : elle naît d’une harmonie entre le corps et l’esprit. C’est cette cohérence que je recherche dans mes soins.
Cette interview a été publiée initialement dans le Femmes Magazine de novembre 2025, numéro 271.
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