C’est une victoire historique pour les droits des femmes. La France vient d’inscrire le consentement dans la définition pénale du viol. Une avancée attendue depuis longtemps, portée notamment par Mélanie Vogel, sénatrice écologiste des Français·es de l’étranger, qui a salué « une grande victoire féministe » au terme de deux années de travail acharné.

Jusqu’à présent, le Code pénal français définissait le viol par la « violence, contrainte, menace ou surprise » — sans mention explicite du consentement. Ce flou juridique, maintes fois dénoncé par les associations, les magistrats et les collectifs féministes, laissait planer une ambiguïté : un rapport non consenti pouvait encore être difficile à qualifier comme viol. Désormais, l’absence de consentement suffit à caractériser le crime.

Dans un message adressé à ses soutiens, Mélanie Vogel s’est félicitée de cette avancée qui, selon elle, « permettra de mieux rendre justice », mais aussi « d’affirmer que le consentement est un élément central et indispensable des relations sexuelles et plus largement des rapports sociaux ».

Elle y voit une « véritable révolution culturelle », celle du passage de la culture du viol à la culture du consentement — un changement profond des mentalités et des comportements, qui dépasse le simple cadre juridique.

Cette victoire intervient un an après une autre conquête majeure : l’inscription du droit à l’IVG dans la Constitution française. Deux réformes d’ampleur en moins de deux ans, obtenues dans un contexte politique et social marqué par la montée des discours réactionnaires. « Cette force du mouvement féministe en France montre que d’autres grandes victoires sont possibles », a conclu la sénatrice, appelant à rester mobilisé·es pour la suite.

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